Archives mensuelles : mai 2014

Vieillissement du visage lié aux divorce, antidépresseurs, poids, soleil, tabac

 


Une nouvelle étude suggère rôle de l’environnement et de nos choix de vie sur notre propre vieillissement en comparant l’âge apparent de soeurs jumelles : étant donné que les jumelles sont programmées génétiquement pour vieillir de la même façon, les différences d’apparence s’expliquent par leur mode de vie. Cela a permis de confirmer l’effet de facteurs tels que le soleil, le tabac, l’alcool mais aussi le stress et la prise d’antidépresseurs. 

Pour une résumé de cette étude cliquez ici

 

 

 

PUBLICATION SCIENTIFIQUE: Nouvel article accepté dans la revue « Gériatrie et Psychologie et Neuropsychiatrie du vieillissement »

Un nouvel article de synthèse sur le thème de l’oncogériatrie intitulé « Impact de la double stigmatisation en oncogériatrie: Etat des lieux » (Schroyen, S., Adam, S., Jerusalem, G., & Missotten, P.) a été accepté dans la revue « Gériatrie et Psychologie et Neuropsychiatrie du vieillissement ».

Il paraîtra dans le numéro 2 du volume 12.

En attendant sa publication, en voici déjà le résumé:

« Le cancer est un problème de santé majeur dont l’âge constitue un facteur de risque avéré. Paradoxalement, les personnes âgées cancéreuses sont souvent exclues des essais cliniques et sous-traitées comparativement à des patients plus jeunes. De même, leurs besoins psychosociaux demeurent peu connus. Un élément explicateur de ces constats est la stigmatisation liée à l’âge (c.à.d. nos stéréotypes liés à l’âge, et donc l’âgisme), l’âge étant actuellement le principal motif de discrimination. Outre les stigmas liés à l’âge, ces patients sont confrontés aux stigmas liés à la pathologie car le cancer (particulièrement certains types de cancer comme celui du poumon), véhicule toujours beaucoup d’images négatives. L’interaction entre ces deux types de stigmatisation (notion de double stigmatisation) est actuellement sans réponse. Le but de cet article est de présenter le phénomène de l’âgisme à travers de nombreuses études dans le vieillisement « normal » qui ont démontré son influence péjorative sur la santé mentale et physique de sujets vieillissants et sur l’attitude de leurs interlocuteurs. De plus, nous ferons le point de la littérature sur la manière dont l’âgisme et la stigmatisation liée au cancer se manifestent dans le contexte spécifique de l’oncogériatrie. »

 

Moi vieux ? Jamais !

Quelle vision avons nous du vieillissement ?  C’est la question à laquelle l’émission « Specimen » a tenté d’apporter quelques éléments de réponse. Excellent reportage permettant d’ébranler certains de nos stéréotypes et de se mettre dans la peau d’un « vieux ».

Pour le regarder cliquez ici

 

How Aging Changes What Makes You Happy

Avec l’avancée en âge, les personnes prennent plus de plaisirs dans les expériences de la vie quotidienne alors que les jeunes eux se définissent plus par les expériences sortant de l’ordinaire: c’est la conclusion d’une étude dont vous pourrez trouvez le résumé (en anglais) en cliquant ici

Belle leçon de vie s’inscrivant d’ailleurs dans la continuité de certaines théories du vieillissement dit « réussi » (comme en particulier la théorie de la sélectivité socio-émotionnelle de Carstensen)

PUBLICATION SCIENTIFIQUE: Nouvel article accepté dans « La Revue Médicale de Liège »

Un nouvel article intitulé « L’âgisme et ses conséquences cliniques en oncogériatrie : état des lieux et pistes d’interventions » (S. Schroyen, S. Adam, G. Jerusalem & P. Missotten) a été accepté et paraîtra prochainement dans le volume 69 de la Revue Médicale de Liège. Nous le mettrons en ligne dès sa parution. En attendant, en voici le résumé :

L’avancée en âge est un facteur de risque en oncologie. Ainsi, on estime que,en 2030, 70% des cancers diagnostiqués aux Etats-Unis toucheront des sujets de plus de 65 ans.Paradoxalement, les personnes âgées sont souvent exclues des essais cliniques et sont sous-traitées comparativement aux patients plus jeunes. Un facteur explicatif important (et pourtant peu pris en compte !) de telles observations est la stigmatisation liée à l’âge (c.à.d. nos stéréotypes liés à l’âge, et donc l’âgisme), l’âge étant actuellement le principal motif de discrimination. Dans cette perspective, notre objectif est de présenter les manifestations de l’âgisme en oncogériatrie et ses conséquences directes pour les patients, leurs interlocuteurs (c.à.d., les professionnels de la santé) et les interactions qui se nouent entre eux. Tout au long de cet article, nous enrichirons nos propos par des données issues de recherches menées dans le vieillissement « normal ». Avant de conclure, nous dégagerons quelques pistes d’interventions, potentiellement applicables en oncogériatrie, destinées à y réduire l’effet délétère de l’âgisme.